Qui suis-je ?
Tout a commencé par un souffle. Un souffle de liberté, de création, d’émotions brutes.
Je suis Julia A. Etedi, d'origine franco-hongroise et élevée dans un cocon où l’amour et la créativité ont façonné chaque fibre de mon être.
Paris a été mon terrain de jeu, mais c’est dans les silences et les mouvements de la nature que j’ai véritablement appris à voir, à ressentir. Depuis toujours, je m’interroge sur la place de l’invisible dans notre monde tangible, et c’est cette exploration, à la frontière du matériel et de l’immatériel, qui guide ma démarche artistique. La toile est mon lieu d'exploration. Ma peinture est une tentative de capturer ces mouvements insaisissables, ces forces invisibles qui façonnent non seulement le monde extérieur, mais aussi nos émotions les plus profondes. Le mouvement, pour moi, est une trace vivante, une empreinte que je cherche à rendre palpable.
Comment une émotion, aussi éphémère soit-elle, peut-elle se figer dans la matière ? C’est cette question qui me hante et me stimule. Mais la peinture n’est pas seulement un acte de création : c’est aussi un acte de témoignage. Parce que je suis une femme, et parce que je crois profondément que ce sont les voix de celles qui n’ont pas toujours été entendues qui peuvent transformer le monde, mon art est un hommage à toutes celles qui œuvrent dans l’ombre - et également la lumière - sans relâche. Donner la parole aux femmes, mettre en lumière leur courage et leur détermination, c’est ma manière de les inscrire dans la matière, de rendre leurs luttes visibles et éternelles.
Et puis il y a les océans. Immenses, mystérieux, et pourtant si vulnérables. Ils sont pour moi la quintessence de cette danse entre l’intangible et le réel. Leur puissance silencieuse, leur rôle dans l’équilibre climatique, leur beauté sauvage, tout cela résonne en moi. L’eau, comme la peinture, est pleine de potentialités.
Aujourd’hui, à l’aube de l’ère numérique, où l’intelligence artificielle et les mondes virtuels redessinent les contours de notre réalité, je questionne : quelle place reste-t-il pour la matière ? Comment la matière peut-elle encore nourrir nos sens, nos ressentis, dans ce monde dématérialisé ? C’est ce dialogue entre l’art et la technologie que je poursuis, avec un désir inébranlable de rester ancrée dans le tangible, dans ce qui vibre encore sous nos doigts. Mon parcours est une quête. Une quête de sens, d’écho, de résonance entre ce que je ressens et ce que je crée. Et si vous ressentez l’envie de suivre cette voie avec moi, peut-être que nous nous rencontrerons au détour d’une œuvre, d’un regard, d’un mouvement suspendu dans l’air.